Afrique : Mali et Algérie renouent le dialogue, l’AES consolide ses institutions
Le Mali et l’Algérie poursuivent leur rapprochement diplomatique après plusieurs mois de tensions. Dans le même temps, l’AES a installé ses 45 députés confédéraux lundi à Niamey.
Le Mali et l’Algérie poursuivent leur rapprochement diplomatique, tandis que l’Alliance des États du Sahel (AES) franchit une nouvelle étape dans la mise en place de ses institutions communes.
Le rapprochement entre Bamako et Alger s’est concrétisé ce lundi 24 août 2026 avec la visite de travail du Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, en Algérie.
Cette visite intervient après un entretien téléphonique entre Abdoulaye Maïga et son homologue algérien Sifi Ghrieb, le 9 août dernier (Ndlr). À cette occasion, les deux responsables avaient réaffirmé leur volonté de privilégier le dialogue, la concertation et la coopération.
Le déplacement du Premier ministre malien s'inscrit dans une dynamique de normalisation amorcée en juillet. Les deux pays avaient notamment annoncé le retour de leurs ambassadeurs respectifs et la réouverture de leurs espaces aériens aux appareils en provenance ou à destination des deux États.
Les autorités maliennes présentent cette nouvelle séquence comme une volonté de reconstruire des relations bilatérales fondées sur le respect mutuel, la non-ingérence et la coopération.
L’AES installe son Parlement confédéral
À Niamey, l’actualité est également marquée par l'installation officielle du Parlement confédéral de l'AES.
La session inaugurale s'est ouverte ce lundi 24 août 2026 au Centre international de conférences Mahatma Gandhi. L'institution compte 45 députés, soit 15 représentants pour chacun des trois pays membres : le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Cette installation constitue une nouvelle étape dans l'opérationnalisation de la Confédération, créée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Les parlementaires doivent notamment travailler sur l'organisation et le fonctionnement de cette nouvelle institution commune.
La session inaugurale doit se poursuivre jusqu'à ce 25 août, avant l'ouverture de la première session confédérale ordinaire annoncée pour le 26 août. Les travaux doivent notamment permettre de définir les missions, les règles de fonctionnement, les commissions et les mécanismes de coordination entre les trois parlements nationaux.
Ces deux développements illustrent ainsi deux dynamiques distinctes dans la région : le Mali cherche à rétablir ses relations avec un voisin stratégique, tandis que les États de l'AES poursuivent la construction de leur nouvel espace institutionnel commun.