Bénin : les députés face au premier grand rendez-vous financier du septennat
Les députés de la 10ᵉ législature reprennent ce mercredi 21 octobre 2026 le chemin de l’hémicycle pour la seconde session ordinaire de l’année.
Cette session, principalement consacrée aux questions budgétaires, marque une étape importante dans le calendrier institutionnel, avec l’examen du projet de loi de finances pour la gestion 2027.
L’examen et le vote du projet de loi de finances 2027 constituent le principal dossier de cette session. Adopté en Conseil des ministres le 7 octobre 2026, le document budgétaire a été transmis à la représentation nationale dans les délais prévus.
Équilibré à 4 757,029 milliards de FCFA, le projet de budget affiche une hausse de 14,7 % par rapport à la loi de finances rectificative de 2026. Il repose sur une prévision de croissance économique de 7,5 % et un déficit budgétaire estimé à 2,8 % du produit intérieur brut (PIB).
Ce projet de loi revêt une portée particulière : il s’agit du premier budget du septennat du président de la République, Romuald Wadagni. Son examen permettra aux députés d’étudier les choix de recettes et de dépenses de l’État, les priorités de financement ainsi que les moyens prévus pour soutenir l’activité économique et les politiques publiques.
Une session encadrée par la Constitution
L’ouverture de cette seconde session ordinaire intervient conformément à l’article 87 de la Constitution et à l’article 4 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Ces dispositions prévoient deux sessions ordinaires par an : la première dans la première quinzaine d’avril et la seconde dans la seconde quinzaine d’octobre. Chacune ne peut excéder trois mois.
Au cours des prochaines semaines, les parlementaires devront donc examiner les dispositions du projet de loi de finances, en débattre et se prononcer par un vote.
Au-delà des équilibres macroéconomiques annoncés, l’attention portera sur la répartition des ressources publiques et les réponses budgétaires apportées aux priorités nationales. Cette session budgétaire constitue ainsi un rendez-vous majeur pour la représentation nationale, appelée à examiner le cadre financier qui guidera l’action de l’État en 2027.